Vous en avez assez de vivre dans une grande ville.
Selon une enquête Ipsos réalisée en mai 2005 vous faites partie des 7 millions de français qui déclarent avoir l’intention de quitter la ville. Plus de 2,5 millions ont déjà franchi le pas et se sont installés dans des communes de – de 2000 habitants et 2,5 millions affirment vouloir engager des démarches en ce sens dans les 5 ans à venir.
Il ne s’agit donc pas d’un effet de mode mais d’un véritable phénomène de société qu’on qualifie aujourd’hui de néo-ruralité.
Cette dénomination date des années 70. C’est « le retour à la terre ». Alors que la désertification des campagnes se poursuit, un mouvement de population inverse s’opère. C’est une population plutôt jeune, sans enfant, anticonformiste, imprégnée des idées de 68, des artistes. Ils sont issus de toutes les classes sociales, ne recherchent pas spécialement le confort. Ils veulent avant tout vivre une expérience. Ils sont très différents de la population locale et ne s’intègrent pas facilement. D’ailleurs beaucoup ne s’installeront pas définitivement à la campagne. Pour ceux qui resteront ils ont pour beaucoup contribué à l’émergence de mouvements qui ont aujourd’hui pris une véritable place : tourisme vert, expériences coopératives, agriculture biologique.
Ce mouvement stagne entre 75 et 90 pour reprendre à partir des années 90 mais de manière radicalement différente. Doit-on envisager de lui donner un nouveau nom : la paléo-urbanité ?
Alors quelles sont aujourd’hui les principales motivations ?
Une réponse quasi-unanime : Une meilleure qualité de vie pour vous et vos enfants : moins de stress, le même confort qu’en ville mais à moindre coût, une vie moins chère en général, moins de pollution, moins d’insécurité, plus d’espace.
Si on interroge les citadins qui se sont installés en milieu rural depuis plus de 5 ans outre la qualité de vie qui reste la réponse majoritaire on obtient des réponses qui ont tendance aujourd’hui à disparaître : prendre un nouveau départ, retrouver ses racines, vivre dans une région que l’on aime, avoir une attitude militante.
Pour faire quoi ?
1-un usage résidentiel avec des déplacements professionnels quotidiens (23%) hebdomadaires (40%) ou mensuels (17%)( TGV permettant des allers-retours rapides vers la ville et possibilités de télétravail)
2-Développer des projets professionnels localement
Quels sont les critères pour choisir une commune d’installation ?
1-Les services et infrastructures éducatives
2-Les commerces
3-Les associations culturelles
4-Les services publics
Les critères d’installation semblent avoir évolué ces dernières années. Pour les citadins déjà installés la principale préoccupation était les possibilités d’emploi dans la commune ou les villes voisines, préoccupation qui n’apparaît pas chez ceux qui envisagent de s’installer aujourd’hui.
Où vos prédécesseurs se sont-ils installés et que font-ils?
3 régions de prédilection : Bretagne- PACA- Rhône-Alpes
Ils travaillent en majorité dans l’informatique, sont rattachés à des services de Direction générale ou commerciaux. Ce qui semble assez logique vu les possibilités de télétravail dans ces secteurs.
Pour ceux qui développent des activités localement, il s’agit en majorité d’activités liées à l’immobilier, au commerce et au tourisme (gîtes, maison d’hôte…)
Quel est leur degré d’intégration à la commune?
64% déclarent vivre en parfaite intégration et participent activement aux activités de la commune
13% peuvent être qualifiés de mixtes « urbain/ruraux » :ils sont assez souvent en ville, mais participent également à la vie de la commune
13% qu’on appelle « rurbains » qui passent une grande partie de leur vie en ville même si leur domicile est à la campagne. Dans ce cas il s’agit uniquement d’un cadre d’habitat, de « néo-résidentialité »
Finalement ce que vous recherchez c’est « mettre en cohérence 3 sphères : la famille, le professionnel et vos envies.
Si vous devez franchir le pas, il est nécessaire de savoir quelles sont les raisons des échecs à l’installation et ainsi de bien préparer votre réussite.
Le principal facteur d’échec des installations est lié à la difficulté d’adaptation à la vie locale et d’intégration à la population locale. Sentiment partagé par les néo-ruraux et les maires des communes de –2000 habitants.
Vient ensuite un facteur économique. Les maires insistent sur le fait que les projets professionnels ou économiques des néo-ruraux sont parfois peu viables et peu réalistes. Les néo-ruraux eux expriment quant à eux leurs difficultés à développer leurs activités professionnelles ou leur projet.
Il est donc absolument impératif de mettre en cohérence votre projet professionnel, vos impératifs économiques, votre vie personnelle et votre capacité d’adaptation à un environnement radicalement différent.